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Tout savoir sur Éric Larchevêque, le cofondateur de Ledger

Trente ans d'entreprises, une licorne, un exit à vingt-deux millions, une école liquidée et un groupe qui entre en Bourse à cinquante-deux ans. Sa méthode tient en une phrase : repérer une bascule technologique très tôt, puis y mettre tout son capital et toute son énergie.

CryptoLedgerInvestissement
Nom complet
Éric Pierre François Larchevêque
Naissance
30 septembre 1973, 52 ans
Formation
Ingénieur ESIEE Paris, 1996
Connu pour
Cofondateur de Ledger
Fortune estimée
≈ 375 M€ en 2025
Aujourd'hui
TBSO, coté sur Euronext

Ce chiffre de 375 millions demande une précaution immédiate, et il la demande à lui-même : il s'agit d'une estimation de Challenges reprise par RTL en septembre 2025, qui correspond à la valeur supposée de ses participations — surtout Ledger — et non à une somme disponible. Éric Larchevêque ne conteste pas vraiment le calcul, mais insiste sur le fait que ce patrimoine est très largement « virtuel ». Nous reprenons donc le chiffre en le présentant pour ce qu'il est : une estimation de valeur d'actifs non liquides.

Son parcours, étape par étape

  1. 1973 : naissance à Boulogne-Billancourt

    Né le 30 septembre 1973, de nationalité française. Les informations d'état civil qui apparaissent dans les actes officiels de ses sociétés sont cohérentes entre elles, ce qui est loin d'être le cas de toutes les fiches de ce site.

  2. Enfance à Vierzon, et une entreprise familiale qui s'effondre

    Il grandit à Vierzon, dans le Cher. Sa famille y possédait une entreprise de porcelaine, qui a fini par disparaître. Il a expliqué que cet effondrement l'avait profondément marqué — et trente ans plus tard, c'est précisément dans cette ville qu'il choisira de réinvestir.

  3. 1996 : diplômé ingénieur, et immédiatement à son compte

    Il sort de l'ESIEE Paris avec une formation orientée électronique, microélectronique et architectures de l'information. Ses stages en grande entreprise le convainquent surtout d'une chose : il ne veut pas être salarié. Il voit arriver Internet vers 1995 et crée sa première activité web dès 1996, quasiment au moment de son diplôme.

  4. 1998 : Montorgueil, son premier gros business

    Il fonde Montorgueil SAS, centrée sur les sites de rencontre, les contenus pour adultes, l'affiliation et les systèmes de paiement et de monétisation d'Internet. Un secteur peu prestigieux, qu'il assume aujourd'hui ouvertement : il y voyait surtout une opportunité de marché extrêmement rentable au début du Web.

  5. 2007 : la revente à Rentabiliweb

    L'entreprise atteint environ vingt millions d'euros de chiffre d'affaires, autofinancée et rentable. Il la revend en 2007 à Rentabiliweb pour un montant documenté par Le Monde à vingt-deux millions d'euros.

  6. Roumanie, Lettonie et un hôtel à Riga

    Son parcours devient franchement atypique. Il s'expatrie en Roumanie, où il organise une activité de développement informatique offshore, puis en Lettonie, à Riga. Il y participe au développement du Dodo Hotel, une centaine de chambres. Avant même Bitcoin, il a donc déjà touché à Internet, à l'affiliation, au paiement, à l'immobilier et à l'hôtellerie.

  7. 2007-2009 : joueur de poker professionnel

    Avec le capital et la liberté que lui donne la vente, il part faire tout autre chose : le circuit international de poker, sérieusement, pendant deux ans. Il arrête en 2009, estimant le poker trop coûteux émotionnellement et préférant employer son énergie à construire un actif durable.

  8. 2011 : Prixing, retour à la technologie

    Une application qui scanne un code-barres et compare les prix entre enseignes. Le service atteint environ deux millions d'utilisateurs selon ses biographies professionnelles, lève des fonds, puis est racheté par HighCo en 2013-2014. Le gouvernement français cite d'ailleurs officiellement Montorgueil et Prixing parmi ses entreprises créées puis revendues.

  9. 2013 : il découvre Bitcoin

    Il lit tout ce qu'il trouve et se convainc rapidement que Bitcoin est à la fois une innovation technologique et une innovation monétaire. Mais il ne sait pas encore quel business bâtir autour. Sa réponse est inhabituelle : plutôt que de sortir un produit, ouvrir un lieu où la communauté peut se rencontrer.

  10. 13 mai 2014 : La Maison du Bitcoin

    Avec Thomas France, il ouvre 220 mètres carrés au 35 rue du Caire, à Paris : achat et vente de bitcoins, conférences, coworking, formation, rencontres. L'un des tout premiers lieux physiques européens entièrement consacrés à Bitcoin, à une époque où la plupart des gens tiennent encore le sujet pour une curiosité obscure.

  11. Fin 2014 : la naissance de Ledger

    Plusieurs équipes françaises travaillant sur la sécurisation de Bitcoin réunissent leurs technologies. Éric Larchevêque devient l'un des huit cofondateurs de Ledger, et en prend la direction. Il rappelle lui-même avoir lancé l'entreprise avec sept autres cofondateurs.

  12. Avril 2019 : il passe la main

    Pascal Gauthier devient directeur général de Ledger. Éric Larchevêque prend le rôle d'Executive Chairman pour se concentrer sur la stratégie. Les registres français indiquent qu'il cesse ses fonctions de dirigeant juridique de l'entreprise en 2021.

  13. 2020 : Qui veut être mon associé ?

    Il rejoint la toute première saison française du programme et en devient l'un des investisseurs historiques. Il participe toujours à la saison 2026, aux côtés notamment de Marc Simoncini, Anthony Bourbon, Kelly Massol, Alice Lhabouz, Jean-Michel Karam et Jonathan Anguelov.

  14. 2021 : la licorne, et une vente d'actions

    Ledger lève 380 millions de dollars en juin pour une valorisation supérieure à 1,5 milliard. La même année, il confirme avoir réalisé une opération de liquidité en cédant une partie de ses actions, et affirme avoir payé près de dix millions d'euros d'impôts sur la plus-value.

  15. 8 juillet 2025 : ALGOSUP est liquidée

    L'école d'informatique qu'il avait contribué à créer à Vierzon ne trouve pas son équilibre économique. La société est placée en liquidation judiciaire, la cessation des paiements étant fixée au 16 juin 2025.

  16. Fin 2025 : TBSO

    Il lance avec Nathan B. Pissaro, et avec le soutien de Tony Parker, un nouvel écosystème présenté à l'origine comme The Bitcoin Society. En octobre 2025, il crée par ailleurs FINANCIÈRE LARCHEVÊQUE, sa holding, dont il est président.

  17. 30 juin 2026 : TBSO entre sur Euronext

    Euronext officialise l'opération. TBSO lève environ huit millions d'euros et démarre avec une capitalisation boursière d'environ 30,2 millions d'euros, sous le ticker TBSO à Paris.

Ledger, l'entreprise qui a fait sa fortune

Des appareils physiques qui conservent les clés privées permettant de posséder des bitcoins et d'autres crypto-actifs. Les clés ne sont ni sur une plateforme d'échange, ni simplement sur l'ordinateur de son propriétaire.

Les levées, dans l'ordre

Un premier financement de 1,3 million d'euros dès 2015, environ 7 millions de dollars en 2017, puis 75 millions en 2018. Et en juin 2021, la bascule : 380 millions de dollars pour une valorisation supérieure à 1,5 milliard. En 2023, l'entreprise lève encore une centaine de millions d'euros en maintenant une valorisation d'environ 1,3 milliard.

Ce que l'entreprise annonce aujourd'hui

Plus de sept millions d'appareils vendus, dans 180 pays. C'est clairement le business qui a créé l'essentiel de son patrimoine actuel, et de loin le plus gros actif de sa fiche.

Son rôle en 2026

Cofondateur et actionnaire historique — pas directeur général. Pascal Gauthier dirige l'entreprise et en assure également la présidence. Le pourcentage exact du capital détenu par Éric Larchevêque n'est pas public, et c'est précisément pour cette raison que son patrimoine ne peut pas être recalculé de l'extérieur.

Les trois vies d'avant

Quand il crée Ledger, il a déjà presque vingt ans d'entrepreneuriat derrière lui. C'est ce que la plupart des portraits oublient de dire.

Montorgueil, 1998-2007

Rencontre en ligne, contenus pour adultes, affiliation et systèmes de paiement. Environ vingt millions d'euros de chiffre d'affaires, sans lever de fonds, avant une revente à Rentabiliweb. Le Monde documente le prix à vingt-deux millions d'euros ; certaines biographies avancent vingt-cinq, nous gardons le chiffre de la source la plus solide.

Exit 22 M€

Le poker, 2007-2009

Il ne joue pas le dimanche entre amis : la base de référence Hendon Mob recense 587 307 dollars de gains en tournois live sur vingt-cinq résultats enregistrés, avec un plus gros gain unique de 144 376 dollars et des tables finales de grands tournois européens. Il dit en avoir retenu la gestion du risque, la maîtrise émotionnelle, les probabilités et la décision en information incomplète.

587 307 $ de gains

Prixing, 2011-2014

Un comparateur de prix par scan de code-barres, environ deux millions d'utilisateurs, une levée de fonds, puis un rachat par HighCo. La cession est confirmée — elle figure jusque dans les communications officielles du gouvernement français — mais son montant n'a jamais été rendu public de façon fiable.

Montant non public

Coinhouse, depuis 2014

La partie achat et vente de La Maison du Bitcoin se développe et devient Coinhouse à partir de 2018, première société française enregistrée PSAN auprès de l'AMF. Il n'en est plus le dirigeant opérationnel : la direction est assurée depuis longtemps par Nicolas Louvet. TBSO avance aujourd'hui une valorisation supérieure à 100 millions d'euros — un montant communiqué par son propre écosystème, pas une valeur garantie.

Première PSAN

Qui veut être mon associé : ce qu'il a vraiment investi

C'est l'un des rares endroits où l'on peut mesurer l'écart entre ce qui se dit à la télévision et ce qui se signe ensuite.

2,4 millions d'euros, dans 20 entreprises

En février 2026, il indique avoir réellement injecté environ 2,4 millions d'euros dans une vingtaine de sociétés issues du programme. C'est le chiffre à retenir, parce qu'il correspond à de l'argent effectivement versé.

32 accords annoncés, 12 jamais conclus

Il s'était initialement positionné sur trente-deux accords ; douze ne se sont pas faits, après vérifications ou retrait de l'entrepreneur. Un accord à la télévision n'est pas de l'argent investi : après l'émission, ses équipes contrôlent la marque, le juridique, les comptes, les conditions générales, l'actionnariat et la fiscalité.

Environ un tiers encore en vie

Il reconnaît qu'une partie importante des start-up financées n'existe déjà plus : interrogé par Le Parisien en 2026, il estime qu'environ un tiers de ses accords conclus restaient actifs. C'est la réalité du métier de business angel — beaucoup d'échecs, quelques réussites qui doivent tout payer.

TBSO, SKL et NVST : le pari en cours

Contrairement à presque tout le reste de ce site, ce groupe-là est coté : n'importe qui peut en acheter des actions.

Le montage

Avec Nathan B. Pissaro et le soutien de Tony Parker, ils rachètent le contrôle d'une vieille société cotée, la Société de Tayninh, puis s'en servent pour réaliser une acquisition inversée. La coquille est transformée en TBSO. Le 30 juin 2026, Euronext officialise l'opération : environ huit millions d'euros levés, 30,2 millions de capitalisation de départ.

Euronext Paris

Ce que fait le groupe

Le projet a dépassé le concept initial de Bitcoin Society : TBSO se présente aujourd'hui comme un écosystème mêlant intelligence artificielle, fintech, entrepreneuriat et investissement. Son objet lui permet aussi de détenir directement du bitcoin pour son propre compte, ce qui conserve la dimension trésorerie Bitcoin d'origine.

IA, fintech, Bitcoin

SKL, la marque entrepreneurs

Destinée aux dirigeants : plus de quarante experts, des directs quotidiens, une communauté et de l'accompagnement, sur le marketing, la finance, la vente, l'IA, le recrutement, le juridique, l'image, la productivité, la levée de fonds et le management. Le produit intègre Kate, un agent conversationnel qui connaît l'entreprise du membre — modèle économique, objectifs, décisions passées, chiffres — et qui est entraîné sur le contenu produit par les experts. Côté audience : 719 membres actifs annoncés au 31 décembre 2025, et un événement gratuit organisé en mars 2026 qui aurait réuni plus de 15 000 entrepreneurs connectés sur une journée.

719 membres fin 2025

NVST, la marque investissement

Un club privé cofondé avec Nathan B. Pissaro, qui combine éducation financière, experts, opportunités privées et analyse de plusieurs classes d'actifs : Bitcoin et crypto, start-up, capital-investissement, Bourse, actifs réels. Sa promesse affichée est de ne pas prélever de commission sur les montants investis par les membres.

Club privé

Deux chiffres circulent sur ce groupe, et ils ne disent pas la même chose. Le premier : près de quatre millions d'euros de revenus déjà sécurisés via SKL et NVST, destinés à être reconnus dans le chiffre d'affaires 2026 — c'est la donnée la plus intéressante aujourd'hui. Le second : une perte nette 2025 d'environ 1,49 million d'euros. Ce deuxième chiffre ne décrit pas l'activité courante : la structure provient d'une société cotée historique reprise et transformée, et l'exploitation ne démarre réellement qu'en toute fin d'année 2025. Écrire « TBSO perd un million et demi par an » serait faux.

Vierzon, la ville qu'il essaie de relancer

Ce n'est pas de la communication : il a choisi de réinvestir dans la ville où il a grandi, et l'un de ces projets vient d'échouer publiquement.

Ce qu'il y a monté

Une implantation industrielle de Ledger, l'école ALGOSUP, l'incubateur B3 Village by CA Vierzon, et NEST, un espace scientifique et technologique. Avec, en parallèle, le fonds de dotation Éric & Iveta Larchevêque, consacré notamment à la culture scientifique des jeunes.

ALGOSUP, et sa liquidation

Une école d'informatique formant des développeurs sur un cursus d'environ cinq ans. Elle n'a pas trouvé son équilibre économique : liquidation judiciaire prononcée le 8 juillet 2025, cessation des paiements fixée au 16 juin 2025. C'est son échec entrepreneurial public le plus récent, et il n'y a aucune raison de le présenter autrement.

Ce qui reste de l'idée

Même après la fermeture de l'école, l'objectif de créer un petit écosystème technologique hors de Paris reste une constante de son parcours. C'est l'un des rares endroits où son histoire personnelle — une entreprise familiale qui s'effondre dans cette même ville — et sa stratégie d'investisseur se rejoignent.

Sa fortune, et pourquoi le chiffre demande des guillemets

C'est l'un des rares profils de ce site où il existe vraiment une estimation sérieuse — et où la personne concernée l'a elle-même commentée.

Environ 375 millions d'euros en 2025
L'estimation vient de Challenges et a été reprise par RTL en septembre 2025. Éric Larchevêque ne conteste pas vraiment le calcul, mais insiste sur un point : cette fortune est principalement virtuelle. Elle correspond à la valeur estimée de ses participations, notamment dans Ledger, et non à 375 millions disponibles sur un compte.
Environ 300 millions en 2021
Le classement Challenges indiquait déjà ce niveau quatre ans plus tôt. La progression suit donc largement celle de la valorisation de Ledger, et non une accumulation de liquidités.
Une vente d'actions confirmée
Il a confirmé avoir réalisé une opération de liquidité en 2021 en cédant une partie de ses actions, et affirme avoir payé à cette occasion près de dix millions d'euros d'impôts sur la plus-value. C'est la seule entrée de trésorerie personnelle documentée de sa fiche. Le montant de liquidités qu'il détient aujourd'hui n'est pas public.
Pourquoi personne ne peut refaire le calcul
Parce que le pourcentage du capital de Ledger qu'il détient n'est pas public. Sans cette part, impossible d'appliquer la valorisation de l'entreprise à son patrimoine. Et additionner les capitaux sociaux de ses sociétés ne donnerait rien de sérieux : un capital social n'est pas une valeur d'entreprise.
Ses structures connues
Les registres recensent une douzaine de structures liées à son parcours. Parmi les plus significatives : FINANCIÈRE LARCHEVÊQUE, sa holding créée en octobre 2025, devenue associé commandité de TBSO ; Quatre Vingt Dix, structure financière au capital social historique de 20,9 millions d'euros ; TBSO, le groupe coté dont il reste gérant ; la SCI Les Petits Coulons pour l'immobilier ; ELIV ; et The WWI Partners pour les investissements.

Ses réussites et ses échecs, dans le même tableau

Un parcours de trente ans ne se résume pas à « il a créé Ledger et il est devenu riche ». Le détail est plus instructif que le résumé.

Montorgueil — succès
Vingt millions d'euros de chiffre d'affaires sans levée de fonds, puis une sortie à vingt-deux millions. À noter : c'est le prix payé pour l'entreprise, pas nécessairement la somme qu'il a personnellement encaissée.
Le poker — rentable, et arrêté volontairement
587 307 dollars de gains en tournois live, et un arrêt décidé en 2009 pour cause de coût émotionnel. Rare : un business rentable qu'on ferme parce qu'il use.
Prixing — sortie confirmée, montant inconnu
Rachat par HighCo établi, prix jamais communiqué de manière fiable. Une sortie réelle dont on ne peut rien déduire financièrement.
Coinhouse — succès
Première société française enregistrée PSAN auprès de l'AMF. Il n'en est plus le dirigeant.
Ledger — succès massif
Licorne, plus de sept millions d'appareils vendus dans 180 pays, dernière valorisation publique autour de 1,3 milliard d'euros.
ALGOSUP — échec
Liquidation judiciaire le 8 juillet 2025. L'école est fermée ; toute mention le présentant encore comme dirigeant d'ALGOSUP en 2026 est fausse.
QVEMA — un portefeuille très mortel
2,4 millions d'euros réellement investis, environ un tiers des accords conclus encore actifs début 2026.
TBSO — trop jeune pour être jugé
Coté depuis juin 2026, environ quatre millions d'euros de revenus sécurisés annoncés pour l'exercice. Savoir si ce sera un nouveau Ledger relève aujourd'hui de la spéculation.

Ce qu'il publie, et où on le lit

Deux livres, un podcast, et un réseau professionnel très au-dessus du reste. Relevés de septembre 2026.

Entreprendre pour être libre

Sorti le 17 janvier 2024. À la fois autobiographie, philosophie entrepreneuriale et conseils de terrain : il y raconte Montorgueil, la Roumanie, la Lettonie, le poker, Ledger et Qui veut être mon associé.

Janvier 2024

La Stratégie Bitcoin

Sorti le 5 février 2026, avec une préface de Tony Parker. Le livre explique Bitcoin, la conservation de ses propres clés, les risques, l'achat et la détention longue. Sa parution accompagne évidemment le lancement de TBSO et de NVST.

Février 2026

Fracture, le podcast

Lancé en 2026 avec Nathan Pissaro et Tony Parker. Le programme mêle entrepreneuriat, investissement, parcours personnels, intelligence artificielle, médias et société. La chaîne tourne autour de 17 200 abonnés pour 1,53 million de vues, avec une croissance rapide.

1,53 M de vues

Ses réseaux

LinkedIn est de très loin son canal principal, avec environ 450 000 abonnés et une publication quasi quotidienne sur l'entrepreneuriat, l'IA, Bitcoin, l'investissement, TBSO, SKL et QVEMA. Viennent ensuite Instagram, @elarch, autour de 188 000 abonnés, et X, @EricLarch, entre 94 000 et 95 000. Sa chaîne YouTube personnelle apparaissait autour de 79 000 abonnés au printemps 2026.

≈ 450 000 sur LinkedIn

Une chose le distingue des autres profils de ce site, et elle tient à la méthode plutôt qu'au montant. Marc Lou fabrique beaucoup de petits logiciels, Aurélien Amacker a bâti un gros SaaS sans jamais lever, Lucien Cupif transforme une audience en groupe industriel, Taylor Chiche construit ses opérations par le réseau. Lui repère une bascule technologique très tôt, puis y met tout : Internet en 1996, la monétisation du Web en 1998, le mobile et les comparateurs en 2011, Bitcoin en 2013, le matériel crypto en 2014, et aujourd'hui l'IA agentique, la fintech et les communautés payantes. À cinquante-deux ans, avec un patrimoine estimé à plusieurs centaines de millions, il n'a objectivement plus besoin de travailler — et il recommence.

Questions fréquentes

Quelle est la fortune d'Éric Larchevêque ?

Elle est estimée à environ 375 millions d'euros en 2025 par Challenges, chiffre repris par RTL. Cette estimation correspond à la valeur supposée de ses participations, principalement dans Ledger, et non à des liquidités : il décrit lui-même ce patrimoine comme largement virtuel. En 2021, la même source l'évaluait autour de 300 millions.

Éric Larchevêque est-il toujours le patron de Ledger ?

Non. Il a quitté la direction opérationnelle en avril 2019, quand Pascal Gauthier est devenu directeur général, puis a pris le rôle d'Executive Chairman. Les registres français indiquent qu'il cesse ses fonctions de dirigeant juridique en 2021. Il reste cofondateur et actionnaire historique, et Pascal Gauthier dirige aujourd'hui l'entreprise.

Combien a-t-il vendu Montorgueil ?

Vingt-deux millions d'euros, montant documenté par Le Monde lors de la revente à Rentabiliweb en 2007. Certaines biographies avancent vingt-cinq millions. Attention à la lecture : il s'agit du prix payé pour l'entreprise, pas nécessairement de la somme encaissée personnellement par ses fondateurs.

A-t-il vraiment été joueur de poker professionnel ?

Oui, entre 2007 et 2009 environ, sur le circuit international. La base de référence Hendon Mob recense 587 307 dollars de gains en tournois live sur vingt-cinq résultats, avec un plus gros gain unique de 144 376 dollars. Il a arrêté en 2009, jugeant le poker trop coûteux émotionnellement.

Combien a-t-il investi dans Qui veut être mon associé ?

Environ 2,4 millions d'euros réellement versés, dans une vingtaine d'entreprises, selon ce qu'il indiquait en février 2026. Il s'était positionné sur trente-deux accords à l'antenne, mais douze ne se sont pas conclus après vérifications. Il estime qu'environ un tiers des accords signés restaient actifs début 2026.

Qu'est devenue son école ALGOSUP ?

Elle a été placée en liquidation judiciaire le 8 juillet 2025, avec une cessation des paiements fixée au 16 juin 2025. L'école, installée à Vierzon, n'a pas trouvé son équilibre économique. Elle est fermée : il ne la dirige plus.

Qu'est-ce que TBSO ?

Un groupe coté sur Euronext Paris depuis le 30 juin 2026, lancé fin 2025 avec Nathan B. Pissaro et le soutien de Tony Parker. Il est né du rachat d'une société cotée historique, la Société de Tayninh, transformée par acquisition inversée. Le groupe a levé environ huit millions d'euros pour une capitalisation initiale de 30,2 millions, et réunit deux marques : SKL pour les entrepreneurs et NVST pour l'investissement.

Quel âge a Éric Larchevêque ?

Il est né le 30 septembre 1973 à Boulogne-Billancourt, ce qui lui fait 52 ans, et 53 ans à compter du 30 septembre 2026. Il a grandi à Vierzon, dans le Cher, et il est diplômé ingénieur de l'ESIEE Paris, promotion 1996.

Repérer une bascule avant les autres

Une niche, une audience, puis des revenus qu'on transforme en actifs : le principe derrière ces fiches est détaillé étape par étape dans l'espace membre.